Revue de Presse Cloud

Les actualités de Cloud de 2022 :

image nuages avec icone CloudL’évènement I/O 2022 de Google a été marqué par diverses annonces. Workspace, Android 13, le prototype de lunettes connectées, la mise à jour de la plateforme de développement Firebase sont entre autres les grands sujets qui ont été à l’ordre du jour. Abordant la question du cloud, le géant américain a dévoilé une extension du servie cloud baptisée « Cloud Run jobs ».

Cette extension est utile pour le développement et le déploiement d’applications conteneurisées qui utilisent des langages comme : Go, Java et Python. Selon Jeanine Banks une des responsables de Google, les tâches Cloud Run jobs permettent de réduire considérablement, le temps passé par les développeurs pour effectuer les diverses tâches administratives parmi lesquelles on peut citer : la gestion des travaux planifiés tels que l’envoi de factures hebdomadaires ou mensuelles, la migration des bases de données, la transformation de données par lots…
Dans un contexte où la demande de serverless est en pleine croissance, Cloud Run jobs vient se positionner devant des challengers tels que : AWS et Azure. Ladite plateforme exploite l’auto- scaling ce qui fait que l’utilisateur ne paye que l’usage. Dès qu’il n’y a pas de trafic, l’extension passe automatiquement à 0.

L’extension a été rendue disponible en avant-première dans la région Europe-West9 depuis le 16 Mai 2022. On reconnait à cette application, sa rapidité de démarrage et sa rapidité dans l’exécution des tâches qui peuvent être planifiées pour une exécution automatique ou mises à jour, pour une exécution manuelle.

Dans un contexte où l’amélioration de l’expérience client est l’une des grandes préoccupations des chefs d’entreprises, Oracle donne la possibilité d’intégrer dans son offre Service les informations de sa plateforme de données client Unity. A travers ces deux solutions qui font partie du portefeuille Fusion Cloud Customer Experience (CX), les entreprises arrivent à mieux automatiser les processus, fournir les réponses personnalisées et surtout prédire les besoins de service. A travers cette intégration, Oracle permet aux opérateurs du service client, d’avoir une vue plus complète des clients. L’efficacité des agents est également améliorée sans oublier la qualité du service.

image nuage découpé de papier

Selon les analystes du marché, la gestion de l’expérience client a désormais changé la pratique et l’objectif du marketing. Il est désormais important d’interconnecter chaque système, chaque interaction avec le client, chaque cas d’utilisation et chaque équipe en contact avec le client.

Selon un rapport de Forrester, l’amélioration des applications de gestion de la clientèle permet une meilleure visibilité du parcours client et une anticipation des besoins. La solution d’Oracle vient donc donner un coup de pouce aux sections marketing des entreprises qui pourront faire les recommandations les plus pertinentes afin d’inciter à d’autres achats.

formation en ligneLa GEN (Grande école du numérique) a mis en place un moteur de recherche qui permet aux personnes qui désirent faire carrière dans le numérique de trouver la formation qui leur convient peu importe leur situation professionnelle et leur niveau d’étude. Ce moteur de recherche réalisé en quatre mois a été conçu grâce à l’exploitation des bases de données de Mon Compte Formation (CPF), du réseau Carif-Oref et de l’Onisep. Trois Edtech ont été exploités afin d’aboutir à la mise en place du moteur de recherche de la GEN. Tout d’abord, une homogénéisation des données a été faite avant un traitement de données. La solution d’Appsearch a servi à concevoir des recherches assez complexes indexées par mot clé et par métier du numérique. Les apprenants ont la possibilité de faire des recherches par famille de métier (sécurité, interface graphisme/design, réseau et cloud, data/IA/IoT… ) . Ils ont également la possibilité de renseigner la localisation et le périmètre, préciser le niveau d’étude actuel et cocher le « 100% en ligne ».

L’outil mis à disposition est simple d’utilisation et responsive design. Il s’adapte donc à la taille des écrans de tout périphérique (ordinateur, téléphone, tablette …). Dès la fin de 2022, cet outil pourra proposer des métiers plus proches des compétences des apprenants à travers un matching encore plus élaboré.

En termes de perspective, la GEN a annoncé nourrir le désir de créer un observatoire qui contribuera à l’évolution des offres de formation aux métiers du digital. Un appel à projet est également en vue afin de sélectionner et subventionner les projets innovants en termes de pédagogie, de recrutement, d’accompagnement et aussi d’insertion professionnelle du public cible de la GEN.

Lelogo Cloudflare marché des bases de données dans le cloud, ne cesse de susciter des intérêts. Cloudflare a annoncé la sortie de sa base de données dénommée D1. Cette application serverless repose sur une autre plateforme d’application serverless dénommée Workers et sur le service de stockage objet R2. Comparativement aux bases de données d’autres concurrents tels que GCP, Oracle, AWS, Microsoft Azure, D1 résidera dans environ 250 sites mondiaux ce qui veut dire que les emplacements des bases de données seront plus proches des utilisateurs.

Le CDN de Cloudflare permettra aux développeurs de réduire les frais de transfert de données mais aussi le temps de latence. A en croire les responsables de Cloudflare, les avantages de D1 sont nombreux. Etant donné que la base de données prend en charge SQLite, les développeurs pourront l’adopter avec la plus grande aisance. Plus encore, Cloudflare a annoncé ne pas facturer de frais supplémentaire pour le transfert de données. En clair, les développeurs pourront déplacer les données ente différents services sans se faire du souci.

La mise en place de D1, répond à l’ambition de Cloudflare d’être présent non seulement dans le domaine de la sécurité et du réseau mais aussi et surtout de tirer parti de son réseau à travers la création d’applications d’entreprises modernes.

logo Infor CloudSuiteBontaz est un groupe international disposant de 24 usines situées dans les quatre coins du monde notamment en France, aux Etats-Unis, en Chine, au Brésil… Créé en 1965, cette entreprise travaille avec 4000 collaborateurs. Équipementier automobile, Bontaz est spécialisé dans les fonctions hydrauliques. En moyenne, cette entreprise produit 14 millions d’électrovannes pour les constructeurs et 180 millions de gicleurs de refroidissement de piston.

Disposant d’un ERP maison, Bontaz a nourrit le vœu de faire évoluer le cœur de son système d’information et accroitre ses performances en disposant d’outil moderne adapté à son secteur d’activité. Après un appel d’offre lancé en Octobre 2020, le choix définitif a été fait en Mai 2021. Infor Cloud Suite Automotive a été la solution choisie. Cette solution hébergée dans le cloud AWS est une proposition d’Infor. En plus d’être un outil adapté aux besoins de Bontaz, cette solution avait un coût relativement attractif. Disposant de nombreuses fonctionnalités qui permettent une rapidité dans l’accomplissement des tâches, la solution sera déployée au niveau mondial jusqu’en 2024. Selon certaines sources, ce nouvel outil pourrait permettre à l’entreprise d’étendre ses domaines d’intervention en s’investissant par exemple dans l’aéronautique

 

D-wave logoD-Wave vient encore de poser un pas de géant dans le domaine de l’informatique quantique à travers l’annonce de la livraison de son 3ème système Advantage. La machine est hébergée à Marina Del Rey, en Californie plus précisément à l’Institut des sciences de l’information de l’Université de Californie du Sud. Un des deux autres équipements est hébergé en Allemagne précisément au centre de supercalculateurs Forschungszentrum Jülich et un autre au siège de D-Wave au Canada, à Burnaby en Colombien Britannique.

Afin de lancer son 3ème système quantique, D-Wave mise à la fois sur le service Braket d’AWS et sur son Cloud Leap. D-Wave se dit prêt à mettre ses systèmes à la disposition des entreprises qui proposent des services à travers le cloud. Pour faciliter l’adaptation des développeurs et des analystes, D-Wave entend mettre à leur disposition, des outils de codage ainsi que des modèles.

L’Advantage de D-Wave qui doté de plus de 5.000 qubits, aura en face de lui une machine d’IBM dotée de 4000 qubits. IBM a annoncé récemment que sa machine sera disponible en 2025. Même si on pourrait penser qu’une machine de 5000 qubits sera plus rapide que celle du 4000 qubits, il est important de tenir compte de la technologie utilisée. En effet, D-Wave exploite du quantique recuit alors que ses challengers tels que IBM, Quantinuum, IonQ… évoluent sur une approche qui se base sur les portes quantiques, nouveau champs d’exploration de D-Wave à en croire une annonce faite en Octobre.

Google logo Google a organisé du 11 au 12 Mai 2022, son évènement annuel dénommé I/O. Au cours de cette édition, le propriétaire du moteur de recherche le plus utilisé au monde a tenu à présenter les nombreuses fonctionnalités de sa suite bureautique et collaborative. Certaines sont déjà incluses et d’autres en cours.

Parmi les fonctionnalités dont pourront bénéficier les utilisateurs, il y a celle du résumé textuels qui est désormais généré automatiquement au cours d’un chat. Google a transformé les résumés en « Spaces » Workplace, qui est une sorte de salons de discussion qui permettent aux employés d’échanger et de partager différents fichiers autour d’un projet déterminé.

Les appels Meet pourront également être transcrits automatiquement, ce qui permettra aux membres des équipes de pouvoir rattraper facilement les réunions manquées. Il faudra attendre 2023, afin de voir les fonctionnalités de résumé dans Docs et Spaces s’appliquer aux textes transcrits.

Des fonctionnalités dénommées « Portrait Light » et « Portrait Restore » se basent sur l’IA de Google afin d’améliorer l’image des utilisateurs. Ces fonctionnalités seront utiles en cas de mauvaise condition d’éclairage ou de mauvaise connexion. La fonction « Portrait Restore » sera disponible au cours de cette année (2022) pour ceux disposant d’un abonnement Entreprise Plus ou Business Plus, alors que la fonction « Portrait Light » sera disponible dans les mois à venir pour ceux qui disposent d’une formule Enterprise Plus, Business Plus ou encore Business Standard. Il y a également la fonctionnalité de « déréverbération » qui va consister à supprimer automatiquement l’écho qu’il y a dans certaines pièces lors des discussions.

CloudOps logoAu vu des derniers rachats stratégiques opérés par NetApp, on est bien tenté de dire que le grand prestataire du service cloud se lance à fond dans le CloudOPs.

En s’investissant tant dans la fourniture de solutions orientées vers les clouds tels que : Azure, AWS et GCP, tout comme dans le stockage traditionnel sur site, NetApp a réussi à développer une grande expertise dans le domaine du Cloud Operations (CloudOPs). Afin de s’imposer sur ce marché, le prestataire de San José a dû faire de nombreuses acquisitions avec entre autres : Fylamynt, Data, CloudCheckr, Mechanics, Spot et Instraclustr. Ainsi, de nombreux « produits » ont été lancés. Parmi ceux-ci, on peut citer : Cloud Volumes Ontap, Cloud Data Send, Azure NetApp Files, Cloud Volumes Service et Cloud Insights. L’objectif visé par NetApp est d’accompagner les entreprises contraintes à faire face à la complexité des solutions multiclouds.

Les outils CloudOps de NetApp serviront donc à automatiser les opérations liées au cloud qui se complexifient également en raison du manque de personnel qualifié.

NetApp n’est pas le seul à manifester un intérêt pour le CloudOps. Il devra faire face à la concurrence puisque d’autres géants tels que Dell Technologie développent même si c’est avec un léger retard diverses solutions de stockage (fichiers, blocs et objets) sur les trois grands clouds du marché. Pure Storage a de son côté, renforcé ses ressources CloudOPs à travers son offre Fusion, qui voit le jour avec des capacités de surveillance automatisée.

logo IBMIBM le géant de l’informatique en entamé au cours de ce mois de Mai, une série de conférences « Think 2022 » qui seront axées sur 5 thématiques à savoir : l’automatisation avec l’IA, les données, la cybersécurité, le conseil et la modernisation des SI avec le cloud hybride. Cette série de conférences qui se déroulera dans 11 grandes villes dont Paris, sera animée par des experts et suivie de nombreux ateliers et master class.

Mais avant l’étape de Paris, IBM a, au cours du « Think Boston » présenté la feuille de route actualisée de sa R&D axée au tour de l’informatique quantique. A en croire, les responsable d’IBM, d’ici 2023, il sera conçu, un processeur quantique universel à 1000 qubits avec une intégration d’une approche serverless à sa pile logicielle quantique. Ceci ne sera que le début d’une nouvelle ère puisque deux ans plus tard, il sera mis sur pied un processeur doté d’une puissance de calcul de plus de 4158 qubits avec pour nom de code : Kookaburra.

Sur le plan de la cybersécurité, IBM a annoncé que les travaux sont en cours afin de contribuer à la protection des données. Ainsi, le fournisseur annonce qu’il proposera aux équipes de cybersécurité et aux dirigeants des entreprises, des formations axées sur le chiffrement à sécurité quantique. Il pourra également évaluer le taux d’exposition des entreprises aux cyberattaques.

Salesforce

Troops.ai est une plateforme d’autonomisation très utile pour communiquer sur les revenus mais aussi sur les ventes. Elle a été acquise par Salesforce un puissant éditeur américain. Il faudra tout de même, attendre le second trimestre pour constater l’inclusion de Troops.ai dans Slack. Selon les informations recueillies, Troop.ai s’appuie sur Microsoft Teams et les bots Slack dans le but de faire remonter les données CRM de plusieurs autres plateformes telles que : Salesforce, Hubspot et Zendesk.

Pour rappel, Troops a vu le jour à new York en 2016 grâce à la coopération de Greg Ratner, Dan Reich et Scott Britton. Saleforce n’a pas choisi communiquer sur les termes de l’opération. Toutefois, il a été constaté que Troops.ai a levé à ce jour, 19,4 M$. Cet achat faut-il le rappeler est intervenu environ 2 mois après que Bret Taylor ait annoncé aux analystes que la compagnie n’entendait pas à court terme faire une acquisition importante, encore moins, une fusion.
Depuis l’acquisition en 2020 de Slack, l’éditeur Salesforce n’a cessé de voir croitre la côte de popularité de sa plateforme de messagerie. A en croire les derniers résultats rendus publics, l’éditeur a eu à faire un chiffre d’affaires de près de 7,3 milliards de dollars, ce qui représente une augmentation de 26% si l’on le compare à l’année qui s’est achevée. En termes de projection, Salesforce a annoncé attendre pour l’année 2023, une contribution de près de 1,5 milliards de dollars en vente de la part de Slack.

cloud

Markess by Exaegis après une étude menée au cours de l’année 2021 a noté une progression de 35% sur le marché français des services d’infrastructure délivrée à travers le cloud public. En termes de fiance, cette augmentation a entrainé une hausse de 500 M€ au niveau des revenus. Les 3 géants notamment Amazon Web Services (AWS), Microsoft Azure et Google cloud sont ceux qui bénéficient d’environ 80% de cette augmentation. A en croire certaines statistiques, 71% environ du marché français dans le domaine de l’IaaS est entre les mains d’AWS, Microsoft et Google Cloud. Les autres concurrents comme IBM, OVH, Oracle, Scaleway fournissant également les mêmes services, ne peuvent se contenter que de moins de 30%.

Parmi les trois (AWS, Microsoft et Google Cloud), qui dominent le marché français, AWS est le leader mondial. En effet, selon toujours Markess by Exaegis, le marché du PaaS et de l’IaaS courant 2021, a été couvert à environ 46% par AWS. Microsoft Azure ne jouit que des 22% du marché mondial pendant que Google Cloud se contente de 8% que ce soit en France ou au plan mondial.

Les « délaissés » tels que OVH, Scaleway … devront quant à eux, compter sur des segments beaucoup plus spécifiques comme : la cyber sécurité, le cloud souverain, les plateformes applicatives, la gestion de cloud hybride et multicloud.

sécuritéAprès plus de deux ans de présentation de rapports à distance en raison de la COVID-19, Marie-Laure Denis actuelle présente de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a présenté le rapport de son institution sur les différents faits recensés au cours de l’année 2021. Pour la responsable, l’année 2021 n’a pas été très calme. Afin de prouver la véracité de ses propos, elle n’a pas hésité à exposer au grand public les chiffres marquants de l’année qui s’est achevée. En effet, en 2021, on a dénombré environ 14.143 plaintes enregistrées pour 384 contrôles effectués. En tout, 135 mises en demeure ont été faites avec à la clé plus de 214 millions de dollars payés pour les sanctions. Xavier Delporte autre responsable de la CNIL trouve que ces forts taux sont les retombées de « l’effet RGPD ». Parmi les sujets de réclamation, on retrouve : la prospection via les mails ou les mobiles, l’effacement des données sur Internet sans oublier la surveillance des salariés notamment, à travers les vidéos.

Côté cybercriminalité, la CNIL dit avoir reçu un peu plus de 3000 notifications l’année dernière. Ce chiffre correspond à une hausse de 128% comparativement à 2021. Après analyse, 43% des cyberattaques sont causées par des rançongiciels. La commission a également précisé que le secteur de la santé faisait partie des secteurs les plus touchés.

A titre de perspective, pour l’année 2022, la CNIL a promis accompagner les différents sites internet et surtout ceux intervenant dans la vente en ligne sur la mise en conformité pour l’utilisation des services de Google Analytic mais aussi, sur la mise en place de solutions alternatives.

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