Développement de logiciel : les 6 méthodologies / cycles de vie | CELGE

Développement de logiciel : les 6 méthodologies / cycles de vie

Le cycle de vie du développement logiciel (en anglais, Softare development life cycle, soit SDLC) est le correcteur orthographique mondial par excellence du développement logiciel. Il permet de signaler les erreurs de création de logiciels avant qu’elles ne soient découvertes (à un coût bien plus élevé) durant les différentes étapes. Mais le logiciel est bien plus que cela. Le SDLC peut également établir un plan suffisamment élaboré pour que tout fonctionne à merveille dès la première utilisation.

Le processus SDLC comporte plusieurs étapes distinctes, tel que la planification, l’analyse, la conception, la construction, les tests, le déploiement et la maintenance. Alors on peut se demander quelle est la meilleure méthodologie SDLC ? Voici six méthodologies (ou modèles ) à prendre en considération.

Méthodologies / cycle de vie du développement logiciel :

– Agile
– Lean
– Cascade
– Itérative
– Spirale
– DevOps

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Everwin GX-BTP – Chantiers

Chacune de ces approches diffère des autres sur certains points. Toutes ont cependant un objectif commun : aider les équipes à fournir des logiciels de haute qualité le plus rapidement possible et à moindre coût.

Une brève description des six méthodologies SDLC les plus courantes peut vous aider à déterminer celle qui convient le mieux à votre équipe :

1. Agile

Le modèle Agile existe depuis une dizaine d’années. De nos jours, il est devenu une force motrice majeure du développement de logiciels dans de nombreuses organisations. Certaines entreprises apprécient tellement la méthodologie Agile au point qu’elles l’appliquent désormais à d’autres types de projets, y compris des initiatives non technologiques.

Dans le modèle Agile, « l’échec rapide » se révèle être une chose positive. L’approche produit des cycles de publication continus, chacun comportant de petites modifications implémentées par rapport à la version précédente. À chaque itération, le produit est testé. Le modèle Agile aide les équipes à identifier et à résoudre les petits problèmes des projets avant qu’ils ne se transforment en problèmes plus importants. Ce qui implique les parties prenantes de l’entreprise et à obtenir leurs commentaires tout au long du processus de développement.

En adoptant cette méthode, de nombreuses équipes appliquent également un cadre Agile connu sous le nom de Scrum pour aider à structurer des projets de développement plus complexes. Les équipes Scrum travaillent en « sprints », qui durent généralement de deux à quatre semaines, pour mener à bien les tâches qui leur sont assignées. Les réunions quotidiennes de Scrum aident toute l’équipe à suivre l’avancement du projet. Et le ScrumMaster est chargé de maintenir l’équipe concentrée sur son objectif.

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2. Lean

Le modèle Lean pour le développement de logiciels est inspiré des pratiques et des principes de conception éthique. Les sept principes Lean (dans cet ordre) sont les suivants : éliminer le gaspillage, amplifier l’apprentissage, décider le plus tard possible, livrer le plus vite possible, responsabiliser l’équipe, intégrer le processus et voir ce que donne l’ensemble des actions réalisées.

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Logiciels ERP SAP et Infor



Le processus Lean consiste à se concentrer uniquement sur ce qui doit être travaillé à un moment donné. Ce qui ne laisse aucune place au multitâche. Les équipes du projet s’efforcent également de trouver des possibilités de réduire le gaspillage à chaque étape du processus SDLC, de l’abandon des réunions inutiles à la réduction de la documentation.

Le modèle Agile est en fait une méthode Lean pour le SDLC, mais avec quelques différences notables. L’une d’entre elles est la façon dont chacune d’entre elles donne la priorité à la satisfaction du client : La méthode Agile en fait la priorité absolue dès le départ, créant un processus flexible où les équipes de projet peuvent répondre rapidement aux commentaires des parties prenantes tout au long du SDLC.

 

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3. Cascade

Structurant typiquement le processus de développement logiciel en 6 phases, le modèle en cascade connaît un certain nombre de variantes. Le point commun reste la pertinence de la méthode et la vitesse qu’elle offre dans le passage logique d’une phase à l’autre. Cependant, la grosse différence par rapport aux approches précédentes réside dans l’impossibilité de faire marche arrière. Le gros avantage de cette perte de flexibilité est le respect de délais, ce qui fait de cette approche un choix tout désigné pour les entreprises disposant de peu de marge de manœuvre en terme de calendrier. Le modèle générique en cascade comprend généralement les étapes suivantes :

  • Détermination des exigences;
  • Conduite de l’analyse globale;
  • Conception du projet;
  • Déclenchement de la mise en œuvre;
  • Validation par les équipes;
  • Mise en service du projet.
Chacune de ces phases se déroule en mobilisant les ressources en vue d’un but rapidement atteignable. L’expression des besoins dans un langage clair et concis, tout d’abord, est l’objet de la détermination des exigences. Ces besoins trouvent ensuite individuellement une réponse en prenant corps dans ces fonctions théoriques. L’ensemble de ces fonctions constitueront le cahier des charges fonctionnel. La troisième étape vise, comme son nom l’indique, à concevoir un modèle cohérent intégrant toutes les fonctions déterminées. Ce modèle doit être réalisable. En effet, sa faisabilité est le cœur de la phase 4, au cours de laquelle l’équipe implémente le logiciel pour donner un prototype. Ce prototype de produit est soumis à l’évaluation de l’équipe. Cette évaluation a pour objectif de vérifier la pertinence des fonctionnalités implémentée par rapport au cahier des charges fonctionnel et donc, ultimement, la conformité du prototype aux exigences préalablement posées. Enfin, la sixième phase consiste en la mise en service du prototype validé en produit final. Cette dernière étape vise à assurer les préparatifs nécessaires à l’adoption du logiciel pour la production.

4. Itérative

Si le modèle Agile revêt un aspect itératif et incrémental, la méthode itérative s’en distingue en ceci qu’elle répond à deux besoins principaux :

  • Respecter les délais de livraison et les coûts déterminés en amont;
  • Disposer d’une certaine marge d’innovation.
L’approche itérative convient à cet égard tout à fait aux équipes à dominante traditionnelle (en terme d’organisation) et devant agir dans un cadre (financier et temporel) relativement rigide. Le véritable ajout est la possibilité de manier les idées de façon suffisamment flexible pour permettre l’innovation en respectant un cahier des charges préalable peu flexible.

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5. Spirale

Le modèle en spirale est une approche pensée pour les entreprises dont la gestion des risques est un élément clef. Cela se traduit par une capacité à redémarrer le cycle de développement du projet logiciel afin de produire en fin de course, avec une flexibilité très encadrée à chaque relancement, une version différente de celle obtenue au cycle précédent. Les équipes qui font appel à cette méthodologie obtiennent rapidement un produit fonctionnel et perfectible. Tout l’avantage réside dans l’assurance d’obtenir un résultat actionnable, avec un minimum de probabilité d’abandon de projet suite à un manque de ressources. Les quatre phases que l’on note dans le cadre d’un modèle en spirale sont :

  • Définition du trio objectifs-contraintes-alternatives;
  • Analyse des risque et première élimination d’alternatives par évaluation de faisabilité;
  • Implémentation d’une première version puis validation;
  • Première évaluation de produit fini, révision et relancement du cycle.
Dans les faits, on constate que l’approche en spirale constitue, par raccourci, à une suite d’incrémentations en cascade.

6. DevOps

La dénomination DevOps n’est pas anodine : elle vise à séparer de manière évidente les étapes de développement et d’exploitation (en anglais « Development » et « Operations ») dans le cycle de vie du projet logiciel. La raison initiale de l’émergence de ce modèle tient au constat, fait à l’époque (en 2007) d’une certaine inefficacité du mélange des tâches de développement et d’exploitation. En effet, d’un côté les reproches adressés par les équipes de développement à celles de l’exploitation (les collaborateurs utilisant effectivement le logiciel en production) se résument généralement à ceci : les exploitants manquent de réactivité dans leur retour d’expérience. De l’autre côté, les équipes en exploitation parlent la plupart du temps d’un manque de considération, par les équipes de développement, de leurs besoins d’utilisateurs. Les étapes clefs de la méthode DevOps, dont l’utilisation permet une meilleure collaboration des équipes et donc une plus grande efficacité pour chacune, sont au nombre de quatre, donnant lieu à l’acronyme CAMS :

  • (respect) Culture;
  • Automate (if possible);
  • Measure (results);
  • Share (feedback).
Il s’agit en l’occurrence dans un premier temps de « respecter une culture » (commune et spécique à chaque équipe en entreprise), puis d' »automatiser si possible » pour ensuite en « mesurer les résultats » et en « partager le retour d’expérience ». Le gros avantage de cette approche est donc d’améliorer la communication de chaque équipe en conservant les spécificités de leur quotidien afin de tendre vers une symbiose offrant une meilleure productivité.

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